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SAN ANDREAS : la critique de L’Ecran Fantastique (voir ci-dessous)

         
Description: SAN ANDREAS : la critique de L’Ecran Fantastique


Le retour-surprise du film-catastrophe

SORTIE : 27 MAI 2015

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Un premier séisme dans la vallée de San Fernandino, qui précipite une voiture et sa passagère dans un gouffre, ouvre le ban : on sait ce qui va se passer. Et nous ne sommes pas déçus. Que la femme soit sauvée in extremis et en dépit de tout réalisme (le film n’est pas avare de ce genre de probabilité, qui verra deux autres sauvetages tout aussi improbables) par un pompier héliporté, Ray, permet d’introduire le personnage attendu du sauveteur costaud : l’impressionnant Dwayne “the Rock” Johnson, qu’un de ses copains appelle Godzilla, et qui en remontrerait au Schwarzy d’il y a trente ans. Tout se passe donc comme prévu au contrat - un barrage géant, celui de Hoover, qui s’effondre et, les secousse s’étendant et s’amplifiant, c’est Los Angeles, puis San Francisco qui s’écroulent en vrac, aussi facilement que le battement d’ailes d’un oiseau-mouche ferait tomber un château de cartes. Il ne manquait plus qu’un tsunami pour couronner le tout, il arrive. Du pur ciné ? Bien entendu non : la faille dite de San Andreas, qui longe la côte Ouest des USA sur 1300 kilomètres jusqu’à la pointe Sud de la Californie, et que creuse avec le temps le heurt des plaques tectoniques du Pacifique et de l’Amérique, risque de causer un jour ou l’autre un séisme majeur (il est dans le film de 9, 6 sur l’échelle de Richter). C’est le «Big One» tant fantasmé. Nous avons écrit “risqué” ? Comme le précise le scientifique de l’histoire: “Pas si, mais quand ?”. D’où un film-catastrophe bien assis sur ses présupposés, et qui en rejoint tant d’autres, avec sa morale assumée, assurée. Souvenon-nous de « La Tour infernale »… À l’architecte Newman qui avait mal conçu sa tour, le pompier (McQueen) disait : «Il y aura toujours des gars comme moi pour réparer les fautes commises par des gars comme vous…». Ici, au dessus de l’océan retiré et des ruines encore fumantes, Ray, l’homme de bronze, annonce : «Ce qu’on va faire maintenant ? Reconstruire…». Et se déploie majestueusement la bannière étoilée. Optimisme et patriotisme sont donc au rendez-vous, auxquels on peut ajouter la célébration de la famille cellulaire (un baiser signe la réconciliation d’un couple au bord du divorce, un second annonce la naissance d’un second), sans oublier la Bible du “Zéro mort”, car, à l’image, on n’en voie pas un alors qu’ils devraient être des monceaux. Et alors ? Si l’on veut bien passer sur ce que l’on sait d’avance et remiser une ironie facile dans la poche, inutile de nier que le spectacle est au rendez-vous, qui vous en met plein la vue, même si Roland Emmerich (I.D., 2012) est passé par là. Efficace de bout en bout, sans le moindre temps mort, le Canadien Brad Peyton axant sa mise en scène sur le contre-champ dévoilant au bout de quelques longues secondes ce que voient les personnages. Ainsi de la fameuse faille ouverte à l’infini d’une plaine sur des profondeurs abyssales. Les building pelant plaque par plaque avant de s’effondrer, le Golden Gate qui se tord comme un serpent sous le tranchant de la pioche, la course folle d’un hors-bord dans les canaux de Frisco transformés en une Venise de débris flottants, pas de doute, ça vous a de la gueule. Et, tranquille dans son fauteuil, on se met à penser, la visualisation référentielle nous y poussant, au 11 septembre toujours fidèle au poste, au tsunami de 2004… et le Népal, alors ? Tout d’un coup, on ne se sent plus tellement rassuré. Si, ou quand ?

Jean-Pierre ANDREVON
Mots-clés: San Andreas
Date: 28.05.2015 12:43
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Postée par: Alain


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