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Death of a Unicorn
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AVATAR : la critique (voir ci-dessous)

         
Description: AVATAR
Un chef-d’œuvre !


Préparez-vous pour un voyage aux confins de ce que le cinéma offre habituellement à son public. Car Avatar est une œuvre somptueuse et enivrante qui prolonge et décuple toutes les thématiques chères à James Cameron sous des atours extrêmement spectaculaires.

Tous les espoirs et tous les fantasmes se sont cristallisés ces derniers mois sur Avatar, le nouveau long-métrage de James Cameron. Car le père de Terminator ne nous avait pas offert de film de fiction depuis Titanic, il y a maintenant douze ans. Au cours de ce long intervalle, interminable aux yeux de ses fans irréductibles, le cinéaste s’est penché sur les dernières avancées technologiques en matière de capture de performance d’acteurs, de caméras virtuelles et de prises de vues en relief, afin de pouvoir pleinement donner corps aux folles idées s’agitant dans son cerveau en ébullition. Ce titanesque travail préparatoire est extrêmement payant, comme en atteste le résultat à l’écran. Mais avant d’être une réussite technique, Avatar est un rêve devenu réalité pour tous les amateurs purs et durs de science-fiction. Ces planètes sauvages et lointaines, ces créatures extra-terrestres aux morphologies surprenantes, ces machines guerrières et futuristes, toutes ces icônes chères aux couvertures colorées des pulps de SF des années 50 et 60 prennent vie à l’écran avec une vivacité et un pouvoir évocateur proprement étourdissants. Pour Cameron, il s’agit d’un véritable retour aux sources, nourri par les livres d’anticipation et les films de Ray Harryhausen qui marquèrent son enfance.
Mais au-delà des monstres et des vaisseaux spatiaux, au-delà des images de synthèse criantes de réalisme et des effets en relief extrêmement performants, Avatar conte une aventure humaine, chargée en émotions exacerbées et portée par un casting exceptionnel. Le protagoniste central de ce récit hors norme est Jake Sully (Sam Worthington, l’étoile montante australienne), un ex-marines revenu du front sur un fauteuil roulant. Les humains ayant progressivement épuisé toutes les ressources de la Terre, ils sont désormais en quête d’autres énergies aux quatre coins de l’espace. Or la planète Pandora semble être devenu un nouvel Eldorado, car sa jungle luxuriante abrite un minerai extrêmement précieux. Mais l’extraction de ce minerai est compromise dans la mesure où les habitants de Pandora, les Na’vis, des êtres humanoïdes à la peau bleue qui mesurent trois mètres de haut et vivent selon des coutumes tribales, refusent qu’on abatte le moindre arbre de leur forêt. Jake accepte donc de participer à une mission d’infiltration. Allongé dans un caisson étanche, il « téléguidera » à distance un avatar, autrement dit un corps conçu génétiquement à l’aide de cellules Na’vi. Au beau milieu de la faune de Pandora, il fréquentera bientôt les peuples indigènes et s’efforcera de gagner leur confiance…
Véritable œuvre somme, Avatar s’inscrit logiquement dans la continuité de la filmographie de James Cameron, exacerbant les thématiques et les figures stylistiques propres à son univers. Attiré par les personnages féminins forts et déterminés (Helen Ripley et Sarah Connor l’attestent), il réserve ici une place de choix au docteur Grace (Sigourney Weaver) et à l’indigène Neytiri (Zoe Saldana), toutes deux « accouchant » quasiment du héros que Jake Sully s’apprête à devenir. Fasciné par les engins futuristes, il filme avec un enthousiasme communicatif des armadas impressionnantes de vaisseaux, véhicules, robots et exo-squelettes aux designs remarquables. Féru de science et de technologie, il crée une surprenante analogie entre le monde sauvage de Pandora et un réseau informatique, chaque être vivant animal ou végétal étant capable de se connecter aux autres par l’entremise de cordons naturels pour pouvoir télécharger des données. Quant à la couleur bleue qui nimbe chacune de ses œuvres (de Piranhas 2 à Titanic en passant par Aliens, les deux Terminator et bien sûr Abyss), elle s’installe ici sur l’épiderme des Na’vis avec un naturel désarmant.
Si Avatar renforce ainsi les partis pris esthétiques et narratifs de Cameron, il met aussi en évidence ses paradoxes. Témoin cette scène d’affrontement entre un militaire dans un exo-squelette et une créature extra-terrestre. Dans Aliens, une séquence similaire définissait clairement le positionnement du cinéaste et par extension celui du spectateur : la courageuse Ripley devait éliminer toutes affaires cessantes la malfaisante reine des aliens. Dans Avatar, le point de vue a changé, et « l’homme-machine » doit s’incliner face à un adversaire non-humain qu’il n’a pas le droit de bafouer. D’ailleurs, les « aliens » ne sont pas ici les extra-terrestres mais les terriens. Parallèlement, Cameron continue à développer la complexe relation d’amour/haine qui le lie aux machines, éléments récurrents de son cinéma. Tout autant séduit qu’effrayé par le Terminator ou le Titanic (dans les rouages desquels les hommes finissent par périr à petit feu), il prend ici ouvertement la défense de la Nature contre les engins destructeurs des hommes, quitte à chagriner les esprits cyniques peu sensibles au discours environnemental et anti-colonialiste. A la fois œuvre humaniste, pamphlet écologique, film de guerre, fable de science-fiction et love story, Avatar est un chef d’œuvre de plus à porter à l’actif de James Cameron, l’un des réalisateurs les plus ingénieux et les plus audacieux de ces vingt-cinq dernières années.

Gilles Penso
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Date: 12.12.2009 00:04
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Postée par: Alain


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